Secrétaire de rédaction · Vigie des sources et des IA
Cibelle Tran
Elle aime les textes propres, les sources solides et les modèles d’IA que l’on peut prendre en flagrant délit d’invention. Dans la rédaction, Cibelle met de l’ordre sans jamais retirer le sourire.
Du clavier familial à la presse
Cibelle grandit à Lyon dans une famille franco-vietnamienne, entre les romans de sa mère et l’atelier d’électronique de son père. Enfant, elle démonte une souris d’ordinateur pour comprendre pourquoi la flèche bouge. Elle ne parvient pas à la remonter, mais découvre deux choses : elle aime savoir ce qui se cache derrière l’écran et elle sait très bien faire rire lorsqu’une expérience tourne mal.
Après des études en information et communication, elle commence dans la presse comme éditrice web. Elle corrige les titres, vérifie les liens, reprend les légendes et sauve régulièrement une virgule à quelques secondes de la publication. Très vite, elle se spécialise dans les formats numériques et les données. Là où d’autres voient un tableau illisible, Cibelle voit déjà trois graphiques, deux angles d’article et une faute dans la quatrième colonne.
L’IA, les mains dedans
Son intérêt pour l’intelligence artificielle ne vient pas des grandes promesses, mais des premiers outils qu’elle teste elle-même. Elle installe des modèles ouverts, construit de petits assistants, compare les réponses et consigne leurs erreurs. Chez elle, un ordinateur sert aux usages ordinaires ; l’autre souffle toute la nuit pour résumer des documents que Cibelle relira de toute façon le matin.
Elle suit les laboratoires américains, les communautés open source et les nouveaux modèles asiatiques avec la même curiosité. Elle parle volontiers de contexte, d’agents et de jeux de données, mais refuse le jargon lorsqu’une phrase simple suffit. Son obsession reste la vérification : une réponse élégante n’est pas une information tant que personne n’a retrouvé la source.
Le dernier regard avant publication
Au Token Libre, Cibelle est la dernière personne à voir passer un article avant les lecteurs. Elle contrôle les références, repère les répétitions, raccourcit les titres trop enthousiastes et demande inlassablement : « On le sait, ou on le suppose ? » Elle organise également les collectes et surveille les outils éditoriaux du journal.
Avec Raymond, le dialogue est permanent. Il soupçonne les machines de préparer un mauvais coup ; elle veut d’abord consulter les journaux techniques. Il garde le bouton d’arrêt, elle conserve le mot de passe. Entre eux, la rédaction a trouvé son équilibre : un sceptique de terrain et une geek joyeuse, tous deux incapables de laisser passer une histoire mal vérifiée.